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 L'ENLÈVEMENT AU SÉRAIL

 LES PARLEMENTS A L'HEURE DE LA MONDIALISATION

DE PUDONG A PUDONG

DROIT DE L'HOMME

S.O.S. Langues en péril Interview de C. Hagege

DE PUDONG A PUDONG
Impressions d'un voyage en Chine

I) LE CITM 2000

Du 17 au 20 octobre 2000 s'est tenu à Shanghai au palais des congrès Everbright, le China International Travel Mart 2000 qui a réuni 2500 personnes du monde du tourisme; acheteurs étrangers, journalistes spécialisés et représentants de tous les offices régionaux chinois de tourisme. Ce fut une réussite du point de vue de l'organisation, de la mise en valeur du patrimoine touristique chinois et tant du côté des acheteurs que des offices de tourisme, la satisfaction fut complète.
Ces journées de travail ont été égayées par un grand nombre de réceptions où l'utile se joignait à l'agréable, et par un grand spectacle donné par l'ensemble de danses et de chansons de Shanghai, dans le très moderne opéra de cette ville.
La Chine est devenue une très grande destination touristique (en 1998 près de 63,5 millions de visiteurs étrangers laissèrent 12,6 milliards de dollars dans ce pays). Aussi les acheteurs asiatiques, américains, australiens et européens s'étaient déplacés en force d'une part en raison de la richesse du patrimoine historique et touristique (sans oublier le patrimoine culinaire), et d'autre part de la qualité des infrastructures touristiques: hôtels modernes, guides polyglottes et compétents, moyens de transports efficaces. En ce qui concerne ces derniers une cinquantaine d'aéroports ont été construits en moins de dix ans et les compagnies aériennes chinoises aussi bien locales qu'internationales se sont dotées de flottes impressionnantes constituées par les avions les plus performants du moment. Le nouvel aéroport de Shanghai-Pudong, inauguré il y a peu, est sans aucun doute, le plus moderne, le plus fonctionnel et l'une des plus belles réussites architecturales dans ce domaine, du continent.
Ce CITM 2000 fut le point d'orgue d'un séjour en Chine.

II) PUDONG ET LE BUND

Etant donné la suprématie de Shanghai, 14 millions d'habitants, et dans le but d'en faire à court terme un très grand centre économique, financier et commercial international, sur la rive droite du fleuve Huangpu a été créée la zone de Pudong qui couvre une superficie de 522 km2 Juste en face sur l'autre rive, se trouve le Bund, la grande et si connue promenade qui longe le fleuve et qui est bordée d'édifices de cinq à six étages construits dans le style néoclassique du premier tiers de ce siècle, et datant de l'époque des concessions étrangères.
En ce temps là, le Bund était le Wall Street de Shanghai, et sur l'autre rive il n'y avait que des docks, mais aujourd'hui ces derniers ont fait place à des tours qui sont parmi les plus belles qui soient: on ne saurait dire pour certaines où finit l'architecture et où commence la sculpture étant donné l'harmonieux équilibre des volumes, et la diversité des matériaux employés.

III) LA RUE DE NANJING

En remontant le Bund, on arrive à Nanjing Dong Lu(la rue de Nanjing, Nanjing road) qui de tous temps a été la plus commerciale de Shanghai. 2 millions de personnes s'y pressent quotidiennement, les magasins sont ouverts jusqu'à 22 heures sept jours sur sept. Presqu'à l'angle du Bund et de la rue de Nanjing se trouve le très célèbre, ancien et cossu Peace Hotel, très représentatif du Shanghai des années trente, et très connu aussi pour l'excellent orchestre de jazz qui depuis des lustres, s'y produit dans le bar du rez de chaussée. Le long de cette artère nombre d'hôtels comptant plus d'une vingtaine d'étages se sont élevés, ils font partie des milliers de tours qui se sont édifiées en quelques années, pendant lesquelles nombre de voies rapides et de viaducs routiers traversant la ville se sont construits. Les embouteillages n'y sont pas rares étant donné le nombre de véhicules en circulation à Shanghai. Quant aux rues, boulevards et autres avenues, les bicyclettes y sont toujours présentes mais elles n'occupent plus que le quart de la chaussée. Mais déjà deux lignes d'un métro ultramoderne fonctionnent, une troisième est en construction et contribuera à alléger la circulation en surface.

 

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IV) LE MUSEE DE SHANGHAI

Sur la Place du Peuple qui jouxte la rue de Nanjing se trouve le musée de Shanghai, qui est un des hauts lieux culturels de la ville. Cet édifice est remarquable pour son architecture, la richesse de ses collections et la manière dont elles sont présentées.
Les porcelaines surtout Ming(1368-1644) et Quing(1644-1911, mais les plus belles sont celles du 17ème et du 18ème siècles) expliquent l'engouement qu'elles ont suscitées en Europe au 18ème siècle, les efforts et les moyens (déjà l'espionnage industriel) pour arriver à réaliser des pièces de céramique pouvant égaler la perfection chinoise, ce qui ne put se réaliser que lorsqu'on découvrit à la fin du siècle des gisements de kaolin, matière première nécessaire à la fabrication de la porcelaine, en Europe.
Le musée possède une magnifique collection de meubles Ming, qui sont peut-être par l'élégance de leurs lignes et leur sobriété, parmi les plus beaux des meubles chinois. Ces meubles Ming et ceux du début de l'ère Quing tiennent une place très importante dans la vie du personnage principal du roman "le village englouti" de l'écrivain contemporain JIA PINGWA, natif de Xi'an. Ce personnage principal est une jeune étudiante, mais qui continue à habiter dans son village natal, limitrophe d'une grande cité. Elle se bat avec les autres villageois pour éviter que le village ne soit absorbé par la grande métropole, mais c'est la lutte du pot de fer contre le pot de terre.
"Je m'étais découvert une véritable passion pour la recherche de pièces anciennes. J'approchai la lampe pour examiner de près un fauteuil en bois de poirier(bois précieux) d'une ligne parfaitement harmonieuse, aux courbes souples, d'une ossature fine et fragile, un bijou ou les pleins et les vides alternaient avec grâce."

"Il m'apporta deux meubles d'époque Ming. L'un, une petite malle en bois de rose d'une extrême sobriété et de proportions harmonieuses, dont le couvercle était cerclé de jonc et les angles de cuivre. Des cygnes perdus dans les nuages décoraient le devant. Le second était une table de toilette en bois incrusté d'ivoire."

V) SUZHOU ET TONG LI: jardins et rivières

A une heure de train au nord de Shanghai, se trouve la ville de Suzhou dont cinq jardins font partie du patrimoine mondial de l'humanité. Le plus ancien remonte à la dynastie des Song(960-1279) mais l'impression la plus forte fut celle ressentie lors d'un concert nocturne dans le jardin du "maître des filets de pêche", dynastie Quing(1644-1911). Dans la nuit on devine les arbres, des rocailles, un étang, un pont en dos d'âne; par des galeries couvertes que des lanternes illuminent on gagne des pavillons qui sont autant de lieux de musique traditionnelle. Dans l'un une voix s'élève accompagnée d'instruments traditionnels tels que pipa et violon chinois, ensuite de la galerie qui entoure un second pavillon, juste au-dessus de l'eau, le son d'une flûte monte dans la nuit. Un troisième pavillon est consacré au yanchin, ce merveilleux instrument qui ressemble à une cithare allongée et dont les notes se détachent comme celles d'un clavecin.
A quelques kilomètres de Suzhou, à travers des rizières et un paysage où domine l'élément liquide (c'est le pays du poisson et du riz) on arrive à Tong Li, ville millénaire encore un peu à l'écart du grand tourisme, dont les rues étroites, aux bannières verticales rappellent le décor des aventures de Tintin dans "Le lotus bleu"; Tong Li et ses maisons de thé dont la plus ancienne Nanshixiaoyan, a quatre cents ans et a été longtemps considérée comme la plus célèbre maison de thé au sud du fleuve Yangtsé. "At last but not least", cinq lacs entourent Tong Li, et une dizaine de rivières la découpent en une infinité d'îles reliées par une quarantaine de ponts en pierre, construits sous les différentes dynasties qui se sont succédez. Tant de canaux invitent à une promenade en bateau et quelle promenade! Les quais ombragés, les maisons aux tuiles gris sombre, les ponts de la Paix, de la Chance, si élégants et soudain une petite église, défilent lentement.

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VI) REMPARTS ET MURAILLE

Au 7ème siècle de notre ère, la plus grande ville du monde était Xi'an(1 million d'habitants), à une heure trente de vol de Beijing, située dans le bassin du fleuve jaune qui fut le berceau de l'histoire et de la civilisation chinoise. Pendant plus de mille ans, Xi'an fut la première capitale de l'empire chinois, du 2ème siècle avant JC jusqu'au 9ème siècle de notre ère, notamment celle des dynasties Quin, Han et Tang.
Les remparts qui entourent la vieille ville sont parmi les mieux conservés et les plus impressionnants qu'il y ait au monde: construits entre 1371 et 1379 sous la dynastie Ming, leur pourtour rectangulaire fait près de 12km, leur hauteur est de 12m, leur largeur varie entre 15m et 18m à la base et entre 12m et 14m au sommet. Ce véritable boulevard est suffisamment large pour la circulation de petits convois motorisés comprenant plusieurs wagons et permettant aux touristes de faire le tour de la muraille sans se fatiguer. Ces puissants remparts sont une des plus agréables promenades de la ville car ils sont flanqués de jardins et ont conservé une partie de leurs douves.
A propos de murailles, il faut rappeler que c'est le fondateur de la dynastie des Quin, l'empereur Quin Shihuang(230-210 avant JC) aussi connu par les Chinois que Napoléon l'est par les Français, qui mobilisa 500000 personnes pour continuer la construction de la Grande Muraille, l'une des sept merveilles du monde. Commencée en 770 avant JC pour résister à l'invasion des tribus nomades du nord, jusqu'à l'époque de l'empereur Quin Shihuang elle n'était constituée que de tronçons isolés. Elle fut agrandie sous la dynastie des Han(206 avant JC-200 après JC), enfin consolidée par les Ming(1368-1644) qui terminèrent la partie la plus difficile à construire (629km) mais qui est aussi la mieux conservée: celle qui se trouve au nord de Beijing.
Tout comme le "Chemin de l'Inca" dont il n'existe plus que quelques tronçons entre le Cuzco et Quito, dans la Cordillère des Andes, la Grande Muraille suit la crête des montagnes pour une surveillance optimale des vallées. Mais là s'arrête toute similitude, le Chemin de l'Inca était conçu pour une transmission rapide des informations politiques, économiques et militaires, alors que la Grande Muraille avec ses tours de feux d'alarme avait un rôle purement défensif.
Dans les paysages andins, le souvenir et l'imagination sont nécessaires pour faire apparaître le Chemin de l'Inca alors que la Muraille de Chine "le Grand Dragon" est un paysage qui change au gré des heures, des jours et des saisons.

 

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VII) LA HUITIEME MERVEILLE DU MONDE

L'empereur Quin Shihuang fit construire à quelques kilomètres de Xi'an son mausolée par 700000 personnes, les travaux durèrent trente-huit ans, et à ce jour l'intérieur n'en est pas connu, car ce mausolée-tumulus verdoyant n'a jamais été fouillé, à l'exception des fosses qui se trouvent à l'est et qui furent découvertes par accident en 1974, et dont les alignements de statues de guerriers et de chevaux en terre cuite constituent pour beaucoup la huitième merveille du monde. Ce n'est qu'en 1976 que la totalité d'une armée impériale composée de huit mille statues de guerriers, de chevaux et de chars de guerre en bois, réparties dans trois fosses, vit le jour. L'empereur mort continuait à diriger son armée pour veiller éternellement au salut de l'empire. "Cette armée est le microcosme de l'immense armée de la dynastie des Quin qui comptait un million de soldats, une dizaine de milliers de cavaliers et des milliers de chars de combat". (Extrait du livre "L'armée souterraine de Quin Shihuang" de Wu Xiaocong, Editions touristiques de Chine).
Mais les voeux de l'empereur furent contrariés car en 206 avant JC, une armée d'insurrection découvrit les fosses et les détruisit.
Cependant aujourd'hui grâce aux efforts entrepris, une armée restaurée a déjà surgi du sol: fantassins cuirassés coiffés d'un bonnet, fantassins légers non cuirassés avec les cheveux en chignon du côté droit de la tête, archers cuirassés, un genou à terre, le chignon du côté gauche, officiers reconnaissables à leur coiffure plus ou moins élaborée selon leur grade ou à leur casque. Les hommes ont une taille de 1,80m à 2m, les chevaux sont grandeur nature. Si les attitudes sont aussi stéréotypées que celles des participants de n'importe quel défilé militaire, par contre pas un visage ne ressemble à l'autre, chacun a sa propre expression. Les potiers expérimentés (leurs techniques de cuisson permettaient d'atteindre les mille degrés centigrades) étaient de véritables artistes et ont laissé une galerie de portraits pris sur le vif: "Parmi le millier de statues mises à jour, aucune ne ressemble à une autre. Par la description de leur physionomie et de leur expression, vous pouvez lire leur nationalité, leur âge, leur lieu d'origine et même leur tempérament. Rien d'étonnant que nous puissions reconnaître parmi ces statues, des paysans venant de Guanzong, des jeunes gens du Sichuan et des bergers de la steppe du Nord".(Extrait de l'ouvrage de Wu Xiaocong déjà cité).

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VIII) LE PALAIS DES ENFANTS

Les sites historiques, les monuments de Xi'an et de ses alentours sont très nombreux(le tourisme constitue les 13,5% de ses revenus et son industrie principale). Cette ville de 7 millions d'habitants, compte aujourd'hui 500 instituts de recherche et 42 établissements d'enseignement supérieur. C'est un important noeud de communication et comme toute grande métropole chinoise, un chantier permanent: autoroutes en construction, nouveaux quartiers, nouvelles infrastructures etc...
L'un des points forts du séjour à Xi'an fut une matinée passée dans l'un des palais des enfants de cette ville. En dehors des heures de classe, le samedi en particulier, ce type d'institution accueille les enfants pour des activités périscolaires et des enseignements qui ne font pas partie du programme des écoles, tels que les arts martiaux, le ping-pong, l'apprentissage de la calligraphie ou d'un instrument traditionnel etc... Les professeurs sont excellents, les élèves attentifs et appliqués et dans les couloirs quantité de parents les attendent patiemment, conscients que ce que leurs enfants apprennent dans cette maison est un plus, pour leur avenir. L'immense population de la Chine a poussé son gouvernement à instaurer la politique de l'enfant unique: "les petits empereurs". Dans le cadre actuel, trouver un emploi sera moins aisé qu'autrefois, aussi les parents sont-ils soucieux de fournir à leurs enfants les meilleurs atouts pour leur réussite future.
Il nous fut donné d'assister à différentes classes, le choix était nôtre. L'une des plus spectaculaires fut celle de chant choral; la compétence du professeur, son souci d'arriver au meilleur résultat possible sans rebuter les élèves, sans "casser" leur enthousiasme et cela patiemment et toujours avec le sourire et avec l'accord des petits chanteurs, suscita chez les auditeurs présents un déchaînement d'applaudissements qui salua certes, la performance des enfants mais surtout la savoir-faire du maître.

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IX) BEIJING

De l'aéroport au centre ville, des chantiers innombrables. Ce qui a été achevé récemment l'a été pour les festivités du cinquantenaire de la Révolution: autoroutes, habitations à loyer modéré dans la banlieue, monuments commémoratifs, tours, disparition de vieux quartiers. Mais Beijing, capitale de la Chine qui compte onze millions d'habitants est toujours un vaste chantier, la volonté d'obtenir que les Jeux Olympiques de 2008 se tiennent en Chine n'est pas étrangère à cette frénésie de construction que l'on retrouve bien sûr dans les autres grandes métropoles chinoises. Beijing est une ville plate, de ce fait le nombre de bicyclettes y est encore particulièrement imposant, mais le nombre de véhicules va croissant ainsi que les embouteillages. Il existe déjà un métro que l'on est en train d'agrandir. Partout la foule, dans la rue, dans les lieux historiques, comme la Ville Interdite, le Palais d'été, le Temple du Ciel où les touristes étrangers sont très nombreux mais noyés dans la masse des visiteurs chinois (en 1998, 694 millions de touristes chinois ont dépensé 239,1 milliards de yuans: 1$ est égal à 7,5 yuans environ).
Dans la Cité Impériale comme dans le Palais d'été semble flotter encore l'ombre de la redoutable Impératrice Cixi (Ts'eu Hi pour les occidentaux, 1834-1908) qui ne put empêcher néanmoins les puissances européennes de s'établir en Chine.
Inattendu, dans une galerie longeant le parc du Temple du Ciel un groupe de Pékinois s'exerce au tango! Derrière le Beijing Hotel, une rue ou le soir des dizaines d'étals de nourriture s'alignent, mêmes décors, mêmes uniformes mais les plats cuisinés sont infinis: soupes, brochettes, nouilles chinoises, poissons, abats etc... à prix chinois c'est à dire modérés. Un peu plus loin, on trouve une grande artère piétonnière avec magasins de luxe, nombreux commerces consacrés aux moyens modernes de communication, nombre de lieux ou le karaoké est roi; sur le sol des rainures pour faciliter la marche des aveugles.
En dehors des nombreux monuments historiques, il subsiste encore quelques vieux quartiers: les Hutong situés à proximité de la Cité Interdite, ou résidaient les fonctionnaires civils et militaires, tous d'origine manchoue, car venus avec la dynastie Quing. Durant la journée, ils travaillaient dans la Cité Impériale et le soir regagnaient leur demeure. On retrouve l'ambiance de ces quartiers à la fin du siècle dernier et dans les premières années du 20ème siècle, dans les romans du grand écrivain contemporain Lao She ("Quatre générations sous un même toit"). Il suffit de regarder les motifs qui flanquent de chaque côté le petit escalier de la porte d'entrée pour connaître le grade du militaire ou l'échelon du fonctionnaire qui résidait dans la demeure.
Inattendu également lors d'une visite au Palais d'été, au milieu de l'agitation de la foule des touristes, un groupe paisible de paysans en visite dans la capitale, tous en costume mao, ce qu'on ne voit presque plus en ville, chacun s'habillant comme il l'entend. Surprenant toujours dans le Palais d'été, amarrée pour l'éternité au bord du magnifique et gigantesque étang une jonque en marbre, construite sur l'ordre de l'Impératrice Cixi: la flotte chinoise ayant été anéantie par les troupes franco-anglaises, cette jonque symbolise la pérennité de la marine chinoise du temps; symbole dérisoire car Cixi dut céder devant les exigences des puissances occidentales et ce fut le début de l'essor de Shanghai. Il fallut attendre un siècle pour avoir la réponse du berger à la bergère, à Shanghai même: Pudong, ce vaste ensemble ultra moderne dont les tours dominent le Huangpu, est un symbole d'une autre ampleur que la jonque de Cixi car il laisse entendre clairement la place que revendique la Chine en ce nouveau millénaire: l'une des premières.

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Léon Rojal

 

lrojal@sudnordnews.org

 

Photographies de Léon Rojal à l'exception de la dernière qui est de Marc Muster.
1) Bureau d'un lettré, meubles et porcelaines Ming, dans un des pavillons d'un jardin de Suzhou.
2) Jardin à Suzhou
3) "Nanshixiaoyan" Tong Li
4) Sourire de Tong Li
5) Xi'an: Les remparts de la Vieille Ville
6) "Le Grand Dragon"
7) L'armée de l'empereur Quin Shihuang
8) Xi'an. Le Palais des enfants: la classe de la calligraphie
9) Xi'an. Le Palais des enfants: la leçon de musique
10) Beijing. "Les petits empereurs" de Tiananmen
11) Pudong